KASABIAN album " 48:13 "

16 juin 2014

KASABIAN - 48:13 (par Carole Gouttenoire)

 

KASABIAN se résume en 17/ 5 / 17 ans d'existence 5 albums, le dernier fraichement sorti est sobrement intitulé 48:13 !

La sobriété ne concerne que le titre de l'album, puisque le rose fluo de la pochette annonce la couleur de ce dernier opus ! Flashy, Criard, le fluo, code couleur symbolisant l'éléctro pour ado reflète parfaitement le single Eez-eh, mauvaise blague racoleuse qui heureusement ne résume pas l'album !

Sans compter la petite intro Shiva, qui nous pousse a monter le son, persuadés d'avoir un problème de casque ! C'est le surpuissant Bumblebee qui balance ça rythmique testostéronée sur fond de grosse batterie et de guitares saturées! Le chant de Tom Meighan verse quelque peu sur le Hip-Hop ce qui confère à ce premier titre une efficacité redoutable!! Ce ne sont bien évidemment pas les textes qui font la renommée de KASABIAN, ces derniers sont au service de l'orchestration et servent parfaitement le rythme donné aux titres.

Il arrive parfois qu'un effort soit fait et que Sergio Pizzorno se risque à écrire des chansons délivrant une « message », comme sur Steve qui traite du manque d'estime de soi et du combat mené au quotidien pour ne pas choisir l'autodestruction! Le titre s'ouvre sur une section de cordes qui accentue la dramaturgie renforcée par des cuivres annonciateurs d'une batterie au rythme percutant. Le titre s'empare d'une atmosphère éléctro- rock qui sera le fil conducteur de l'album. De petites parenthèses aériennes viennent ponctuer l'ensemble comme de petits sasses de décompression avant l'explosion d'un Doomsday survitaminé, dopé aux claviers dont le refrain a été purement conçu pour vous rester en tête à votre insu!

Il est évident que Kasabian excelle dans la construction et l'arrangement de leurs compositions. Ils ne laissent rien au hasard et mettent un point d'honneur à piocher dans divers courant musicaux (Hip-Hop ; Electro) pour s'octroyer une fois de plus une touche de modernisme! Pour preuve le titre Treat, séduisant mélange de groove teinté de guitares électriques et de claviers à la dérives octroyant à cette performance une séance de morphing musical approchant les 7min!!!

Le titre Glass se positionne à la frontière de la trip-hop, accentué par l'intervention de Suli Breaks qui nous gratifie d'un rap à la Mike Skinner de the Street toute proportion gardée!

La suite de l'album se donne à corps perdu dans exploration du clavier avec les titres Explodes et l'indigeste Eez-eh! Les deux derniers titres viennent néanmoins sauver l'honneur avec Bow et le très gracieux et reposant S.P.S interprétés par Sergio le cerveau!

Ce 5ème opus marque un changement assumé, renforcé par la volonté de Kasabian d'être sur tous les fronts. A trop vouloir en faire il semblerait que le duo de Leicester en oublie d'être cohérents! Le virage noisy est un tantinet excessif. Il est difficile d'écouter attentivement cet album sans éprouver des signes de fatigue et on en vient à regretter les titres Beatlesques tel que « La fée Verte » chef-d'œuvre de « Velociraptor »!

 

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